Monter une startup, la développer, la faire grandir, pour un jour… faire un exit ! C’est en quelque sorte la ligne d’arrivée de la course entrepreneuriale. Encore faut-il terminer la course, voire la commencer.

C’est cependant la volonté de bon nombre d’entrepreneurs, dont l’ambition est la croissance, accélérée par des investisseurs qui catalysent ce développement.
À chaque tour de financement (Pré-seed, seed, Série A, B, C, …, Z ?), de nouveaux investisseurs entrent au capital, ce qui implique que les fondateurs voient leur nombre d’actions diluées.

Néanmoins, toutes les startups ne sont pas accompagnées par des investisseurs, et certaines continuent de s’autofinancer : c’est ce qu’on appelle le bootstrapping.
Voici une statistique présentant le taux de startups financées réalisant un exit.

             M&A-Tech-Multiples-France Avolta Partner

 

Nous observons une progression croissante au cours des dernières années sur la proportion de startups financées.
Nous nous demandons alors naturellement, quelle est l’influence de ces investissements sur la performance des exits ?

Estimeo

                      M&A-Tech-Multiples-France Avolta Partner

 

Les startups qui lèvent des fonds sont généralement plus performantes, de taille supérieure, mais surtout voient le temps jusqu’à l’exit diminuer.
Cette dernière statistique valide l’intérêt des investisseurs dont le rôle est d’accélérer la croissance.

Si nous nous intéressons aux startups financées, en étudiant les taux de dilution moyens de chacun des rounds de financement dans l’écosystème entrepreneurial, nous obtenons les données suivantes :

Estimeo

   M&A-Tech-Multiples-France Avolta Partner

 

Cela amène un taux moyen de dilution de plus de 23% par tour de financement.
Mais alors, reste-t-il des parts aux fondateurs lors de l’exit ? Touchent-ils également leur « part du gâteau » ?

Estimeo

                                     Craft.co

La moyenne (à nuancer car cette statistique est mondiale) se situe à 15% restant d’equity pour les fondateurs avec des gains aux alentours de 100 millions d’euros.
Lors de son IPO, les fondateurs de Criteo possédaient encore 19% (soit l’équivalent de 320M$) d’après une étude réalisée par Craft.co

Le chemin jusqu’à l’exit est long, mais désormais vous connaissez les potentielles récompenses.
Puis même si exit semble raisonner comme la fin d’une aventure, il s’agit en vérité d’un nouveau jalon franchi pour continuer le développement de la structure. 

Quels sont donc les intérêts et les enjeux sous-jacents de ces IPO ? 

IPO à tout prix… Qu’en est-il des SPACs qui permettent à ce jour d’introduire sa société sur le marché public ?

*Les infographies de cet article sont issues du rapport Tech Multiples France d’Avolta Partner sur l’écosystème français.