La biotech lyonnaise Mablink bioscience, créée en 2018, réalise une série A de 31 millions d’euros pour améliorer les traitements contre le cancer.

La biotech développe une nouvelle génération d’anticorps conjugués – ADC, présentant des propriétés pharmacologiques supérieures aux ADC actuels. Ces anticorps furtifs masquent la présence de médicaments au corps humain, laissant le temps aux anticorps d’avoir plus de temps pour s’attaquer aux cellules tumorales. Par ailleurs, cela permet également une meilleure tolérabilité. Cette technologie brevetée se basant sur une structure unique de liaisons chimiques, diffère des ADC existant aujourd’hui, rapidement éliminés par le corps. 

Ciblée pour le moment sur le domaine de l’oncologie, cette technologie pourra ensuite être déclinée dans d’autres domaines d’application.

« Notre technologie s’apparente à un cheval de Troie. […] [Elle] fait tomber les grandes barrières qui demeuraient face à l’utilisation de thérapies ciblées contre le cancer. […] Tout l’écosystème scientifique, médical et financier – dont notre French Tech locale – a pris conscience des formidables avancées médicales que va permettre notre technologie« , Jean-Guillaume Lafay, CEO & co-fondateur de Mablink. 

 

Ce tour de table, deuxième après un premier tour de 4 millions d’euros en avril 2021, a été mené par Sofinnova Partners et Mérieux Equity Partners, avec l’appui des investisseurs historiques Elaia Partners, Sham Innovation Santé (Turenne Capital), la fondation Fournier-Majoie, Simba Santé et Crédit Agricole. 

Cette levée doit permettre à la startup de finaliser la construction de son outil de production d’ici la fin de l’été, et d’effectuer de premiers essais cliniques internationaux avec son candidat lead MBK-103 d’ici fin 2024.